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Lieux insolites, destinations coup de cœur, produits rares, nouvel hôtel, musées ou restaurants à ne pas manquer… les bribes d’un carnet de voyage très sélectif.

 

 

A la découverte du Rajasthan :

 

Mon périple démarre à l’hôtel Oberoi de Mumbai, ma chambre est face à la mer. Elle est grise, impressionnante. J’y repense encore avec nostalgie. La mer de Mumbai est certainement ce qui m’a le plus émue de cette ville.

 

…puis le monde, le bruit, la pluie qui tombe à fines gouttes et qui pourrait presque faire penser à la bruine anglaise s’il ne faisait aussi lourd et chaud.

Mumbai est une ville incroyable, dans laquelle je n’ai fait malheureusement que passer…premier contact avec la population indienne, leurs croyances et leurs dieux…nous passons devant un terrain sacré en hauteur de la ville où les corbeaux viennent picorer les morts afin que leurs enveloppes corporelles redeviennent poussière…l’homme et la Nature ne feront plus qu’un.

Retour à l’hôtel, retour au monde occidental.

 

Nous partons ensuite pour Udaipur, l’hôtel Oberoi Udaivilas est époustouflant. A la hauteur de son statut de plus bel hôtel du monde (selon le Condenast Traveler), ma chambre possède une vue impressionnante sur le fort, ancienne demeure du maharadja.

Udaipur est un musée à ciel ouvert, une ville authentique aux milles odeurs et saveurs.

 

Troisième étape, la ville rose : Jaipur mon coup de cœur.

Tout d’abord, l’hôtel Rajvilas est un havre de paix : grande piscine, chambres dispersées dans un vaste jardin à la végétation luxuriante. Atmosphères calme et reposante. N’hésitez pas : enterrez moi au Rajvilas.

Ensuite, la ville regorgeant de commerces, culturellement bouillonnante : le city Palace, l’Observatoire, le Palais  des vents, le Fort D’Amber… Mais au bout d’une heure, mes camarades et moi supplions notre guide de rentrer à l’hôtel…un trop plein de monde, de sons, de klaxons, d’odeurs…c’est aussi en cela que l’Inde ne ressemble à rien d’autre, qu’elle est unique (car oui pour moi l’Inde est une femme) Le lendemain nous nous battrons pour retourner en ville avant notre départ, tous en manque de notre dose quotidienne de chaleur humaine.

 

Sur la route, arrêt obligatoire à Fatehpur Sikri, ancienne capitale de l’Empire Moghol érigée en 1571, elle est classée au patrimoine de l’humanité. La ville de grès rouge et sa mosquée…le châle fatigué que me tend un enfant me couvrira les jambes, mes spartiates resteront à l’entrée du site avec d’autres centaines de paires…une réticence vite effacée par la splendeur du site…Après une demi heure pieds nus dans la mosquée, je repartais en oubliant mes chaussures.

 

Enfin, Agra, la fascinante.

Le Amarvilas est l’un des seuls hôtels à disposer d’une vue aussi claire sur le Taj Mahal. Ma chambre profite donc d’un panorama exceptionnel sur ce lumineux mausolée de marbre blanc. Après avoir photographié le site de ma fenêtre, depuis mon portable, et inondé mes amis de MMS, nous voici parti pour la visite tant attendue…et ce fut à la hauteur de nos attentes…peu de mots seront assez forts pour décrire ce lieu magique, un seul me vient en tête peut être : démesure.

Et on réalise alors que l’homme est donc capable de grandes choses dans ce monde et qu’elles sont encore plus belles lorsqu’elles sont faites par amour.

 

Dernier stop à New Delhi avant de reprendre l’avion pour Paris. La tête pleine d’images et de souvenirs, je laisse en Inde mes sourires aux enfants, mes étincelles dans les yeux, mon humilité face à ce peuple…un pays aux milles facettes, dont le temps semble s’être arrêté il y a des centaines d’années.

 

Kim



Les Philippines : un paradis préservé

Un enchantement en bleu et vert : voilà ce qui nous a été donné de vivre aux Philippines dans un « eductour » organisé par l’Office du Tourisme des Philippines et Cathay Pacific.

Vol Cathay donc,  plus que parfait, en business s’il vous plait, stop à Honk Kong, juste le temps de s’émerveiller sur la modernité de l’aéroport, arrivée à Manille, si justement célèbre pour ses embouteillages ! mais des bouchons de Jeepneys ça fait couleur locale, alors…

En peu de temps nous voici au Sofitel Philippine Plaza Manila, grand hôtel de style moderne, face à la mer. Piscine lagon, étonnante pour un hôtel en ville, restaurant barbecue en terrasse et immense buffet dans le restaurant intérieur. Les chambres rénovées sont hyper design : lits king size et belle salle d’eau avec juste une douche surdimensionnée.

Capitale riche d’une histoire mouvementée mais sans grand intérêt architectural ou culturel particulier, Manille peut se visiter en une demi journée : le Fort Santiago, l’église San Augustin, la Casa Manila, le cimetière chinois, la cathédrale, le parc Rizal et le musée national sont les principales curiosités touristiques. Certains quartiers animés tels que Malate et Makati possèdent une vie nocturne agréable, des bars musicaux, des restaurants en plein air à l’ambiance décontractée. La ville dispose également d’importants centres de shopping ultra modernes avec restaurants, bars, etc...

Mais l’intérêt du pays est ailleurs : envol pour El Nido, le nid en espagnol, qui doit son nom aux nids d’hirondelles que l’on trouve le long des immenses rochers karstiques parsemant la baie de Bacuit au nord de Palawan. Les paysages ressemblent à la baie d’Ha Long ou les environs de Krabi en Thailande. La région est également réputée pour la pureté de ses eaux cristallines et pour ses récifs coralliens. Toute la zone est classée parc naturel.

Là, au pied d’un gros python rocheux, se trouve El Nido Lagen : quelques bungalows sur pilotis, d’autres accrochés à la montagne et des chambres réparties dans deux bâtiments, toutes vue mer, un restaurant, une piscine d’eau de mer, et c’est tout. Le site est vraiment spectaculaire.

Le « complexe » El Nido regroupe 2 hôtels situés chacun sur une île : Lagen et Miniloc, ainsi que plusieurs autres îlots avec de belles plages désertes, un restaurant ou une buvette, des canoés, etc... Les liaisons en « barca » entre toutes ces îles font parties des services offerts gratuitement aux hôtes de El Nido. Le resort dispose également de son aéroport privé. Loin du monde, loin de tout, quelques parcelles de paradis...

Retour sur terre ou presque ! Les rizières en terrasses de Banaue comptent 2000 ans d’histoire et passent pour être les plus belles du monde, certains parlent même de 8ème merveille... mais ces paysages grandioses se méritent : 10 heures de route depuis Manille, autant dire que si on les fait d’une traite on arrive en miette.

Cette montagne façonnée par les tribus Ifugaos au cours des siècles se pare de volutes vertes que souligne le liseré blanc des bordures de chacune des terrasses. Pour faire contrepoint au vert omniprésent, de vieilles femmes en habits traditionnels rouges, posent devant les objectifs des touristes ravis. Question hôtellerie, ne pas s’attendre au grand luxe : quelques guesthouse très sommaires, 2 petits hôtels simple et le Banaue Hotel, le meilleur du coin et le seul adapté à des groupes, mais franchement basique. De belles randonnées à faire dans le coin, quelques villages très typiques nichés au creux des rizières et un artisanat local attrayant.

Après cette débauche de vert, vous reprendrez bien un peu de bleu ? Il n’y a qu’à demander ! Ile paradisiaque découverte à la fin des années 70 par quelques hippies aventureux, Boracay voit son premier hôtel ouvrir en 1978.  Aujourd’hui plus de 200 hôtels se partagent les 7km de plage de sable blanc poudreux. considéré comme le petit « Ibiza » local, la station balnéaire accueille une clientèle essentiellement asiatique et des expats de Hong Kong. Ambiance festive et bon-enfant le soir, quelques bons restaurants, une eau turquoise et un sable blanc poudreux invitant au farniente : tous les ingrédients de vacances balnéaires réussies, à moins de 2h de Manille (avion + bateau).

Les Philippines : 7107 îles, un patrimoine naturel encore préservé, des plages de sable blanc, des fonds coralliens, des volcans, des rizières, un peuple joyeux et accueillant, un mélange étonnant de culture espagnole, asiatique et américaine...

Les Philippines : 7107 îles... d’après mes calculs il m’en reste juste 7098 à découvrir : je repars demain !

Daijna



New York - New York

Vivre l’expérience New Yorkaise au PENINSULA est un enchantement. L’hôtel est un havre de paix au milieu de l’effervescence de la ville, un lieu de repos et de calme.  J’en oubliais presque la fièvre acheteuse qui me prenait une fois dans les rues….
Les chambres sont très agréables, spacieuses (ce qui est un luxe dans cette ville) et invitent à la quiétude.
Le Pen Top Bar au dernier étage de l’hôtel est certainement le spot le plus in de l’Upper East Side pour prendre un verre à l’heure de l’apéritif : musique d’ambiance, clientèle glamour et …. vue époustouflante sur la 5ème avenue.
Mis à part les boutiques avant gardistes de Big Apple (je vous épargne la liste sans fin de mes adresses …que je n’hésiterai pas à vous donner avant votre départ ), New York c’est aussi pour moi l’occasion de me faire plaisir A TABLE.

Mes adresses coups de cœur ont été :
-        L'incontournable CIPRIANI à Soho : just the place to be (n’hésitez pas à pleurer pour être assis en terrasse)
-         Le BILBOQUET sur l’Upper East Side: où français rime avec branché (pour une fois)
-         PASTIS : dans le nouveau quartier à la mode, le meatpacking (prendre son mal en patience pour avoir une table)

Attention, ceci sont des restaurants de MIDI. Je vous conseille donc pour le soir :
-         DEL FRISCO pour les amateurs de viande et de bons vins, le meilleur steack house de la ville
-         ASIA DE CUBA : cuisine postmodernistecontemporaine…mais il faut y aller… désolée….

Envolez vous pour New York… (en plus c’est bientôt les soldes)

Kim



Carnet de brousse à Singita Lebombo

L’attente, délicieuse, des retrouvailles avec la brousse me tenaille comme à l’accoutumée. Les odeurs, les couleurs, les sensations se profilent à nouveau et la certitude de revivre ce privilège unique me transporte. J’ai hâte, comme toujours, de retrouver le bush que je considère désormais un peu comme une deuxième patrie.
A l’arrivée, je découvre avec éblouissement, perché sur un promontoire rocheux en plein coeur du mythique Parc Kruger, un lodge unique en son genre, si parfait que l’on a peine, non à le décrire mais à expliquer en quoi réside cette perfection. Majesté de l’environnement où la couleur des rocs change au gré des caresses du soleil, où les fameux « Fever Tree », s’imposent comme autant de repères, où la voie lactée illumine l’immensité du ciel si particulière à l’Hémisphère Sud... Harmonie des volumes, douceur des couleurs choisies et pensées pour laisser la vedette à la brousse et capter la lumière… Mais c’est la subtile adaptation d’une modernité à priori antinomique dans cet endroit à la beauté sauvage qui nous transporte en pénétrant dans le lodge : mobilier résolument contemporain, lustres de verre façon années 70, tapis de gravier… aucune fausse note. (...)je m’imprègne de ce luxe discret en réapprenant à profiter du temps avant de retrouver notre ranger au bar pour le safari tant attendu.
La Land Rover démarre enfin et le ballet des impalas nous émerveille dès les premières minutes. Au détour d’une piste, un girafon de quelques heures encore malhabile fait ses premiers pas, non loin d’un rhinocéros stigmatisé par une récente lutte de pouvoir avec l’un de ses congénères. Une meute de lionnes, tapie dans les fourrés, poursuit sa sieste, l’une soulevant parfois une paupière lourde pour surveiller sa progéniture. Après avoir croisé d’élégants koudous, nous rentrons au lodge heureux et… apaisés par tant de beauté. Un apéritif a été préparé dans le bar : nous échangeons nos impressions avec les autres convives du lodge puis sommes dirigés pour un dîner inoubliable dans le « boma », traditionnel enclos à bestiaux. La croix du Sud se détache dans ce ciel si pur, le feu crépite, le vin blanc sud africain est délicieux. C’est un moment de pur bonheur.

Marie-Louise


 

 

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