Inspiration // Récit

Tanzanie du sud, l'évidence du sauvage

Par Tselana Travel

RETOUR D’EXPÉRIENCE - JANVIER 2026

Pour ce voyage en Tanzanie, le cap est mis vers le sud. Une région plus confidentielle, où les grands espaces, l'authenticité des safaris et la douceur de l'océan Indien offrent une nouvelle manière de découvrir le pays.

Une terre qui se réinvente à chaque voyage

La Tanzanie ne se laisse jamais apprivoiser tout à fait. À chaque voyage, elle se redessine, offrant de nouveaux reliefs, d’autres lumières, des émotions renouvelées. Pour cette nouvelle exploration, le cap est mis vers le sud, à la découverte de territoires plus confidentiels.
Le voyage ici se mérite. Depuis Paris, une première escale à Amsterdam s’impose, suivi d’une nuit d’étape à Dar Es Salaam, le vol international arrivant en effet aux alentours de 23 heures.
L’hôtel Hyatt Regency rend toutefois cette étape confortable malgré la courte nuit. À l’aube, direction l’aérodrome domestique. L’organisation y est parfois chaotique, mais ces quelques flottements s’effacent dès l’embarquement à bord du premier avion-taxi, prélude à l’immersion.


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Premiers pas dans l’immensité du Nyerere

Laba Siwandu, une adresse emblématique du parc national de Nyerere.

45 minutes de vol seulement et nous atteignons le Parc National de Nyerere – anciennement réserve de Selous. L’heure de transfert en 4×4 entre la piste située à l’entrée du parc et Laba Siwandu devrait être drastiquement réduite avec l’ouverture de la piste privée du lodge.


“Ici, le luxe se mesure autrement”

A l’arrivée dans le plus ancien lodge de cette région, nous sommes accueillis avec grande gentillesse et chaleur, ce qui fait passer au second plan l’entrée et le salon un peu étriqué du lodge.
La découverte dans les tentes, récemment rénovées, laisse sans voix : décoration juste, belle terrasse privée avec baignoire, immense salle de bain et douche extérieure bienvenue. Je suis conquise à la fois par l’agencement de la tente et par la vue sur le lac, où je ne tarde pas à observer quelques antilopes.
Pas de douche intérieure, ni de piscine privée. Ici, le luxe se mesure autrement : dans le silence, dans l’intensité du ciel nocturne, dans la simplicité d’un instant suspendu.
Entre deux safaris, la douceur des piscines et la qualité de la table prolongent cette sensation d’équilibre. Si le parc impose certaines règles — pas de hors-piste ni de safaris nocturnes — l’expérience demeure mémorable. Les observations sont riches, souvent inattendues, et le safari en bateau s’impose comme un moment à part, presque irréel, tant la faune y est abondante.


Des safaris variés, sur terre comme sur l'eau.

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L’isolement, un privilège

Laba Jongomero, une expérience de safari intime, au cœur d'une nature préservée

Un nouveau vol d’une heure quarante nous mène ensuite vers le Parc national de Ruaha. Plus isolée encore, la région de Jongomero donne le sentiment d’un monde à part.
Nous sommes en fait dans une partie reculée de la Ruaha et seul le lodge Laba Laba se situe dans cette zone. Une impression d’être seuls au monde s’empare de nous, alors même que nous sommes au cœur d’un parc national.
La végétation, dense en cette saison, enveloppe les paysages d’une intensité rare. La faune se fait plus discrète, invitant à des safaris plus contemplatifs, où chaque observation prend une valeur particulière.
Laba Jongomero s’inscrit avec élégance dans cet environnement. Ouvert sur la rivière, il privilégie les espaces et la quiétude. Les 8 tentes, plus intimistes, adoptent une esthétique sobre et classique et le Manor, villa de 4 chambres uniquement privatisable, offre une retraite entre amis absolument exclusive et inoubliable.
À quelques kilomètres, un spa isolé prolonge l’expérience dans un cadre inattendu, tandis qu’un dîner sous les étoiles, installé au cœur d’un lit de rivière asséché, marque les esprits par sa singularité.


Le privilège d'un safari en toute intimité

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Une île irréelle

Laba Fanjove, l'ultime escale du voyage, entre sable blanc, eaux turquoise et douceur insulaire

Nous quittons la brousse à regret, l’esprit pleins de nouveaux souvenirs qui défilent durant les deux heures de vol qui nous relient à Dar es Salam.
Petit temps d’attente et nous réembarquons pour 45 minutes vers Songo Songo. La vue sur les îles et les récifs en contrebas sont déjà de bons augures pour la fin du séjour.
De Songo Songo, un court transfert en bateau – environ 25 minutes – nous transporte vers un petit paradis de sable blanc, Laba Fanjove.
Ici, quinze villas seulement, ouvertes sur les éléments, composent un refuge d’une grande simplicité. L’ancien phare rénové nous accueille pour les repas, une jolie réussite, et une salle de sport ainsi qu’un très beau spa viennent parfaire ce décor idyllique.
Les journées s’écoulent au rythme des marées. Entre deux baignades, les sorties en dhow, les rencontres avec les dauphins ou les explorations en snorkeling rythment ce séjour insulaire, où tout semble suspendu.

De retour, la Tanzanie laisse une empreinte intacte. Celle d’un pays aux multiples visages, où la nature dicte encore le tempo, et où certaines adresses, discrètes et sincères, révèlent toute la profondeur du voyage.


■ Marie-Louise N.


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